vendredi 17 novembre 2017

Abriès, dernier village du Haut-Guil dans le Queyras

Le petit village d'Abriès dans le Haut-Guil
 Nous profitons de ces belles journées de fin d'automne et de début d'hiver pour une balade dans le Queyras, vers lea haute-vallée du Guil.
 La neige est tombée la semaine dernière en abondance à la faveur d'un "retour d'est"
 Nous nous arrêtons au petit village d'Abriès bien calme avant la saison hivernale.

Située à 1550m d'altitudes, Abriès se situe à la confluence de deux torrents : le Bouchet et le Guil, ouvrant la voie à deux vallées donnant sur l'Italie : celle du Bric Bouchet et du Bric Froid, celle du Mont-Viso.
 Abriès bénéficie ainsi d'une position géographique favorable : son altitude est moyenne, tout en restant proche de l'Italie,et elle bénéficie de l'influence de la Lombarde via les Retours d'Est.
Le village d'Abriès est constitué aujourd'hui du Chef Lieu et de plusieurs hameaux actifs à l'année (La Garcine, Le Roux).
 Avant 1910, Abriès contenait davantage de hameaux, mais l'exode rural a eu raison de leur habitat à l'année entre 1830 et 1910. Ils ont été utilisés pour l'estive, avant d'être totalement abandonnés. Une partie d'entre eux ont été ravivés par des amoureux passionnés du Queyras, et par les défenseurs du patrimoine du Haut-Guil.

La passerelle franchissant le Guil
Le chemin de Croix menant vers l'église Notre Dame des Sept Douleurs.
L'église paroissiale
Saint-Pierre-Saint-Paul-et-Saint-Antoine 
 L'église paroissiale Saint-Pierre-Saint-Paul-et-Saint-Antoine d'Abriès18 est déjà attestée au xiie siècle. Elle a été remaniée au xvie siècle et restaurée après les guerres de religion, la nef a été couverte d'un lambris. Le clocher date de 1620.
 À l'entrée de l'église, de part et d'autre de la porte romane en plein cintre, se tiennent deux lions mutilés, taillés dans la pierre, qui devaient être installés sur un porche inspiré de celui de la cathédrale Notre-Dame d'Embrun. Les inondations de 1728, lorsque le Bouchet est sorti de son lit, les avaient emportés jusqu'à la sortie du village. Ils ont donc du être remis en place.
 L'église a un plan en croix latine à nef unique et une coupole à la croisée du transept. La nef a été agrandie d'une travée après la Révocation de l'Édit de Nantes (1685) pour accueillir les nombreux protestants convertis.

 L'église se trouve au centre d'un ensemble de bâtiments religieux et qui ont perdu, pour certains d'entre eux, leur destination religieuse : la vicairie, ou ancienne résidence du vicaire forain de l'évêque d'Embrun, la chapelle des Pénitents, le presbytère, transformé en bibliothèque et où a été aménagé le musée du costume.
L'église Saint-Paul-Saint-Antoine et ses bâtiments religieux

Le cadran solaire sur le mur sud-est a été peint en 1821.



Fontaine en bois, typique du Queyras


Pierres gravées lors de l’édification des bâtiments
Au-dessus d'Abriès, Le Chemin de Croix menant à Notre Dame des Sept Douleurs.


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