mercredi 28 juin 2017

Salon-de-Provence, depuis Saint-Chamas

Le château de l'Empéri, domine la ville de Salon-de-Provence
 Après Martigues, notre randonnée nous fait découvrir le pays de Salon-de-Provence, l'occasion pour nous de terminer les visites des six sites BPF (Brevet des Provinces Françaises) des Bouches-du-Rhône. Sur notre parcours, nous nous attardons dans le charmant petit village perché de Cornillon-Confoux qui nous donnera l'occasion de connaitre la véritable histoire de "la sardine qui a bouché le port de Marseille".
 (46 km et 465 m de dénivelé)




Cornillon-Confoux, place de l'église (XIIe.s.)


Depuis les remparts Cornillon-Confoux, offre un panorama exceptionnel
sur l'Etang de Berre et le pays Salonnais

La véritable histoire de la sardine qui a bouché le port de Marseille
 En 1779, le vicomte de Barras, officier commandant le régiment français d'infanterie de Marine de Pondichéry qui avait été capturé par les Britanniques en 1778, était libéré en vertu d'un accord d'échanges de prisonniers, et rapatrié sur un cartel, navire (probablement un marchand de l'Île de France, actuelle Île Maurice) affrété spécialement pour l'échange de prisonniers et bénéficiant d'un statut protégé selon les lois de la guerre de l'époque.
 Le bateau sur lequel il embarqua avait pour nom le Sartine, avec un « t » et non un « d ». Le navire portait le nom d'Antoine de Sartine (1729-1801), qui était à ce moment-là le ministre de la Marine de Louis XVI. Après dix mois de navigation, le navire put ainsi arriver au large du Cap Saint-Vincent, la pointe sud-ouest du Portugal se dirigeant dans l'embouchure conduisant au détroit de Gibraltar et à la méditerranée.
 Le 19 mai 1780, le vaisseau de ligne britannique HMS Romney intercepta le Sartine et, à cause d'un malentendu, ouvrit le feu sur lui, tuant son capitaine et deux hommes d'équipage. La situation clarifiée après que le Romney eût envoyé un canot à bord du Sartine pour en vérifier le statut, ce dernier poursuivit sa route vers Marseille. A l'entrée du port, une erreur de navigation l'envoya sur des rochers et il finit par couler dans le chenal de l'entrée du Vieux-port de Marseille ce qui en empêcha pendant un certain temps l'accès et la sortie à tout autre navire. D'après les mémoires de Barras, c'est Georges-René Pléville Le Pelley, commandant du port et de la marine de Marseille, qui dégage le port en treuillant à quai la frégate.

Sur les remparts de Cornillon, panorama vers l'étang de Berre

6ème et dernier site BPF des Bouches-du-Rhône
L'hôtel de ville de Salon-de-Provence attend l'arrivée
de la 19ème étape en provenance d'Embrun
Fontaine à la mémoire de l'ingénieur Adam de Craponne, né à Salon-de-Provence
 Adam de Craponne est né à Salon en 1526 (1527) dans une famille d'origine pisane (Plus vraisemblablement originaire de la ville de Craponne (Haute-Loire). Le véritable nom de ses ancêtres est de Gageyron ou de Gageron famille que l'on trouve aux confins du Languedoc et de l'Auvergne à Craponne et à Viverols (Puy-de-Dôme).
 Après ses études, il monte à la cour d'Henri II et devient ingénieur, officier chargé des fortifications. En 1552, il renforce et réorganise les défenses de Metz, face à Charles Quint. En 1554, un arrêté du Parlement de Provence, lui confère le droit de détourner les eaux de la Durance jusqu'à Salon, et de là, jusqu'à la mer. Adam de Craponne construisit entre 1557 et 1558 le canal qui porte son nom, qui permit d'irriguer la Crau avec de l'eau provenant de la Durance. Craponne finança personnellement les travaux1, mais dut également faire des emprunts, notamment auprès de Nostradamus2.
 En 1571, il est engagé par la commune des Mées afin de restaurer la prise d’eau d’un canal d’irrigation
Le château de l'Empéri, dominant la ville ancienne, est le plus grand château
médiéval de Provence du xiie au xiiie siècle.
Il est encore aujourd'hui un des trois plus grands châteaux forts de Provence,
avec le palais des papes d'Avignon et le château de Tarascon
La célèbre savonnerie Marius Fabre


Ancien lavoir romain en bas de Cornillon
Sur les liens ci-dessous : 


Voir aussi les reportages de nos randonnées :
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1 commentaire:

  1. Bernard FRECOURT6 juillet 2017 à 19:05

    Merci Hubert...tu as toujours la pédale légère et une plume alerte...Que du plaisir...

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